Le maintien à domicile, source de nouveaux emplois à court terme

13 août 2014

L’inéluctable vieillissement de la population représente une réalité dont on mesure à peine aujourd’hui les conséquences en matière organisationnelle. Avec en toile de fond la délicate gestion de la dépendance, source de situations familiales illusoires et parfois complexes.

La dépendance : un tiers de la population concernée

Ainsi, avec un nombre de français âgés de plus de 75 ans, un tiers de nos compatriotes se trouve confronté au quotidien à la perte d’autonomie d’un proche qu’il sera nécessaire de prendre par la main : parent, grand-parent, voire arrière grand-parent. Cela ne peut être envisagé seul. Mais, avec l’aide précieuse d’auxiliaires du monde de la santé et du social. La fédération hospitalière de France tire la sonnette d’alarme. Après la publication d’un rapport d’enquête se rapportant à l’accélération du grand âge et de ses conséquences sur l’emploi. Les projections futuristes l’attestent : la France vieillit et d’ici 2040, le nombre de personnes âgées dépendantes aura progressé de 43 % eu égard aux chiffres divulgués en 2000.

Maison de retraite : le regard des français

Dilemme ! Comment résoudre l’épineuse question de la prise en compte de ces personnes dans des conditions optimales ? Déboussolées, les familles se sentent impuissantes pour gérer la dépendance de leurs proches. Ce sentiment d’incapacité se majore également par le fait que 76 % des personnes interrogées déclarent ne pas pouvoir s’acquitter du coût moyen mensuel d’une maison de retraite. Or, les familles rejettent la responsabilité de cette situation paradoxale sur les pouvoirs publics. 78 % estiment que les problématiques et la prise en charge de nos anciens ne sont pas suffisamment abordées dans les débats des politiques actuels. Aujourd’hui, nos compatriotes confrontés à la dépendance d’un proche font majoritairement le choix de la maison de retraite. Malgré cela, 39 % d’entre eux en ont une opinion favorable. Ce qui est fort peu…

L’image négative de la maison de retraite ne se justifie pas systématiquement. Mais, parmi les faisceaux d’éléments qui accroissent ce sentiment plus ou moins fondé figurent la charge financière excessive pour 97 % des français, l’insuffisance des capacités d’accueil sur le territoire national (88 %) et les soupçons ou constats de maltraitance selon 40 % des avis. Vers une évolution des métiers de la santé Restent le facteur des compétences et l’image des professionnels de la santé. Ces derniers jouissent d’une assez bonne opinion dans le public.

Les besoins en gérontologie

La gérontologie demeure l’une des spécificités du pôle sanitaire et social qui aura le plus besoin de grossir ses effectifs à très court terme. Cependant, les a priori envers les maisons de retraite incitent les français à privilégier de plus en plus le maintien à domicile. D’où l’apparition d’un nouveau sous-groupe de la population nationale, les personnes « aidantes », qui représentent 3,7 millions d’individus. Celles-ci doivent bénéficier d’aides financières, de formations, de moments de répit dans l’exercice de leurs missions, voire d’un statut légal à la limite du professionnalisme les définissant comme telle.

On l’aura compris, face à l’inéluctable, l’évolution sociologique de la société fera naître des vocations et pourquoi pas de nouveaux métiers que la filière sanitaire et sociale devra pourvoir coûte que coûte. Avec l’intervention ou pas des schémas de gestion classique de la personne âgée…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *